
Rogério Reis découvre la photographie auprès de professeurs et photojournalistes brésiliens, avant d’installer son studio au cœur du carnaval le plus célèbre du monde. Dans les années 1980, il rejoint le groupe F4, collectif visant l’autosuffisance dans la production et la diffus...
Rogério Reis découvre la photographie auprès de professeurs et photojournalistes brésiliens, avant d’installer son studio au cœur du carnaval le plus célèbre du monde. Dans les années 1980, il rejoint le groupe F4, collectif visant l’autosuffisance dans la production et la diffusion photographique, et participe à l’INFOTO – Institut national de photographie de la FUNARTE. Diplômé en communication sociale à l’Université Gama Filho, il a travaillé comme photographe pour Jornal do Brasil, O Globo et Veja. De 1991 à 1996, il est rédacteur photo au Jornal do Brasil, puis fonde en 2000 la plateforme www.tyba.com.br. Influencé par la tradition de la photodocumentation, il développe une œuvre centrée sur les enjeux urbains de Rio de Janeiro. En 1999, il reçoit le Prix national de photographie de la FUNARTE pour sa série Na Lona. Ses travaux intègrent de prestigieuses collections, dont le MASP/Pirelli (São Paulo), le MAM (São Paulo et Rio de Janeiro), la Maison européenne de la photographie (Paris), le Fogg Museum (Cambridge), le Danforth Museum of Art (Framingham), le MAR (Rio de Janeiro), le Museu Nacional de Bellas Artes (Buenos Aires), la BnF (Paris) et la Fondation Larivière (Paris). En 2002, sa célèbre photographie de Carlos Drummond de Andrade sur la plage de Copacabana (1982) inspire une statue de bronze réalisée par Leo Santana, installée à l’endroit même de la prise de vue. La même année, son parcours inspire le personnage du photographe dans le film La Cité de Dieu de Fernando Meirelles, adapté du livre de Paulo Lins. Ses essais photographiques ont été publiés dans Lens (New York Times), LightBox (Time), The Guardian, LensCulture, Courrier International, GUP Magazine, Piauí, Connaissance des Arts, Newsweek, GEO Magazine, L’Insensé, La Nación, entre autres.
20 œuvresVie quotidienneCorps et performanceTraditions
Dans cette série, il extrait le meilleur du Carnaval de rue de Rio de Janeiro : le pouls et les impulsions. Sur une toile, Rogério organise le chaos et positionne les personnages les plus créatifs et irrévérencieux des rues de la ville, dans un dialogue émotionnel et politique, où il met en valeur le chic de la ferraille, la capacité brésilienne à transformer le rien en fantaisie. Il poursuit sont travail documentaire et entame un nouveau chapitre de son oeuvre, se livrant à une interprétation plus artistique de la société dont il est témoin.





