
Née à Florianópolis, Brésil. Elle habite à Paris et travaille entre le Brésil et la France. À la suite de ses études en arts visuels et de son doctorat en anthropologie, elle adopte une démarche artistique où l’image photographique est un outil permettant une réflexion sociale et...
Née à Florianópolis, Brésil. Elle habite à Paris et travaille entre le Brésil et la France. À la suite de ses études en arts visuels et de son doctorat en anthropologie, elle adopte une démarche artistique où l’image photographique est un outil permettant une réflexion sociale et politique.
10 œuvresEnvironnementCorps et performancePaysagesVilles et urbanisme
Florianópolis, ville connue pour ses beautés naturelles, souffre depuis des années de la spéculation immobilière. Sur l’île, la Pointe du Corail, zone de protection naturelle, se voit menacée par la construction d’un hôtel de luxe. Un mouvement citoyen lutte pour la création d’un parc public, qui respecte la diversité naturelle du lieu. Dans le parc imaginé, des activités spécifiques sont menées par celles et ceux qui intègrent le mouvement : pique-niques, théâtre, cinéma en plein air, ateliers de danse, de lecture, d’écriture. Inspirée par ces actions et par une visite à l’histoire de l’art, Andrea a invité un groupe de personnes à poser sur le lieu menacé. Un pont entre passé, présent et avenir pour remettre en question les pouvoirs politiques et économiques qui transforment les paysages urbains et naturels à leur guise.






17 œuvresVie quotidienneMémoire et histoireLittoralPortrait
Sur la BR101, Andrea regarde à travers la vitre de la voiture de ses parents le paysage qui défile. L'enfant rêve un jour de s'arrêter dans les villages. Des années plus tard, son travail photographique intitulé Translitorânea est une manière de remonter le temps. Sensible et réaliste, le regard de l'artiste nous fait découvrir des personnages et des lieux qui sont à l'opposé des clichés touristiques. Dans ce quotidien, chaque personne, chaque parcelle d'espace contient une poésie que la rencontre peut révéler. Les lieux et les objets semblent souvent abandonnés : ces natures mortes sont des métaphores de la mémoire. Translitorânea n'est plus une route, elle est devenue une expérience. À partir de centaines de vues réalisées pendant plusieurs mois, Andrea construit Translitorânea comme une utopie. L'artiste y invente un univers comme le ferait un romancier avec des personnages. Tout provient de la réalité mais se transforme en s'intégrant à l'imaginaire de l'artiste. Des femmes, des couples, des enfants, des travailleurs, des personnes âgées composent un peuple. Si nous ne connaissons pas cette communauté, l'artiste, elle, connaît l'histoire de chaque personne – cette intimité de la rencontre se retrouve dans la confiance que les modèles lui accordent. Le peuple de Translitorânea est doux et fier, il n'est ni riche ni pauvre. Ce peuple est composé d'êtres égaux. Translitorânea est une allégorie de la démocratie. Texte du catalogue de l’exposition écrit par Michel Poivert