13 œuvresMémoire et histoireVie quotidienne
“Territoire Absent” est un projet auquel je me consacre depuis 15 ans, dans l’action de rechercher et de photographier des espaces en cours de disparition. À partir des images réalisées, je cherche à tracer un parcours à travers le vide, en rescapant la mémoire de ce qui a un jour existé. Il m’intéresse également de percevoir le caractère pictural et plastique du temps : textures, taches et couleurs qui se forment à partir du processus d’oxydation et du vieillissement de la matière, sans l’intervention de la main humaine. En tant qu’artiste, je recherche aussi la sensation subjective d’absence en pénétrant dans ces « non-lieux », à l’écoute du silence et de l’histoire de l’espace. "Dans TERRITOIRE ABSENT, l’artiste ne cherche pas à informer sur un lieu spécifique ni à dénoncer un événement social particulier. Son regard agit pour activer la mémoire des espaces, en comprenant le territoire comme un champ symbolique et sensible. Les images articulent des relations entre temps, absence et subjectivité, condensant passé, présent et futur dans un même plan visuel. En privilégiant des espaces vides et silencieux, Meloni fait surgir le sens et la signification, paradoxalement, à partir de ce qui n’est plus là. Les constructions abandonnées et les environnements repris par la nature, photographiés par l’artiste, ne fonctionnent pas comme de simples ruines nostalgiques, mais comme des paysages post-humains, où la présence de l’humanité n’est perçue que par ses vestiges." Marly Porto







Marianna Meloni (São Paulo) a commencé à apprendre la photographie en 1996, alors qu’elle étudiait les sciences sociales à l’Unicamp, qui disposait d’un petit laboratoire de photographie en noir et blanc. Elle est rapidement tombée amoureuse de cette pratique et s’est particulièr...
Marianna Meloni (São Paulo) a commencé à apprendre la photographie en 1996, alors qu’elle étudiait les sciences sociales à l’Unicamp, qui disposait d’un petit laboratoire de photographie en noir et blanc. Elle est rapidement tombée amoureuse de cette pratique et s’est particulièrement intéressée au domaine de l’anthropologie visuelle. Elle a poursuivi l’étude de la photographie de manière plus approfondie pendant son master, en menant des recherches sur les autoportraits d’artistes brésiliens contemporains. L’année où elle a soutenu sa thèse, elle a réussi un concours pour devenir professeure de photographie à l’Université municipale de São Caetano do Sul. Depuis, elle se consacre à l’enseignement de la photographie en tant que professeure d’université, tout en développant ses projets personnels en tant qu’artiste visuelle.